Paris

Un régal signé Bruno Doucet

Je ne voyais pas d'autres titres possibles après la succession de déceptions gastronomiques que j'ai enchainé ici. Paris, capitale gastronomique, of course not, mais véritable mine de surprises et de plaisirs j'approuve. Et justement hier j'en ai découverte une.

Et je ne suis pas allé chercher bien loin, à l'angle de la rue Sainte-Cécile et la rue du Conservatoire, une minute à pied du boulot, au restaurant La Régalade de Bruno Doucet, dans l'Hôtel de Nell, fraichement ouvert.

Puzzle bag, du it à l'intemporel

On salue ici le génie de J.W Anderson. Le designer est sans doute la meilleur chos qui soit arrivé à la maison Loewe; il signe une ligne homme avant-gardiste et portable, fait du logo et la marque un nouveau réflexe shopping, redonne vie aux comtoirs et à l'identité de la marque. Et en expert markéting hors pair, il se prend au jeu du it-bag avec succès. Le Puzzle-bag, pièce devenue iconique, sans genre, casual mais sophistiquée, véritable pépite de maroquinerie, est un it, un must et pourrait devenir très vite un intemporel de la marque et de la mode. A porter au dos ou à la main.

Parenthèse gourmande au Park Hyatt Paris

Instant à vivre : entrer au Park Hyatt Vendôme, s'essoufler du parfum de patchouli et de cuir, s'émerveiller des bronzes et s'enivrer d'un Billecart Salmon rosé, affamés de ces Dim Sum sensationnels sur la terrasse arboré en été. C'est un cocon parisien au service rare, net et chaleureux, bercé de jazz et de classique. 

Café Philippe, adresse gourmande en devenir

Le Café Philippe au service du goût et du produit. Ici pas de chichi, à vrai dire pas de réel soin apporté à la présentation des plats, sauf peut-être pour les entrées, mais des goûts francs, du fait maison, et des recettes que l'on voudrait ramener volontiers à la maison comme ce foie gras d'oie aux pruneaux, à commander deux fois afin de s'en remettre et ce tarama, monté à l'huile de tournesol, aérien, frais, tout bonnement invraisemblable.

L'heure du Prince déchu ? (4,8/10)

Le problème quand on chérit un lieu plus qu'un autre est sans doutes la déception lorsque nos attentes ne sont plus satisfaites.

Tea time and orgasms at the Peninsula Paris

Désolé La Minute Papillon, mais je n'aurais pas tenu longtemps ce "défi sans sucre". Comprend moi, comment résister à cette invitation au thé au Peninsula Paris et surtout comment me contenter des finger sandwichs au concombre et saumon fumé, ou d'un scone sans marmelade ? Question réthorique tu l'auras compris; j'en ai d'ailleurs profité pour faire un rapide voyage au Japon, de quoi excuser totalement mon manque de motivation, non ?

I dare you to talk about Mountain hat after that

"The better way to wear a hat is with confidence". Le chapeau révèle autant d'une personne qu'il en cache. Accessoire hors du temps mais dans le temps, jamais las de se transformer, de se réinterpréter, qui donne envie d'être collectionné, qui sublime un look autant qu'un Homme.  C'est à se demander qui du crâne ou du chapeau épouse la forme de l'autre.

Hugo Matha, nature version accessoire

Créateur de raffinement récidiviste, cela définirait bien le créateur aveyronnais avec cette deuxième collection autour de la matière et de l'intemporalité. C'est d'ailleurs un non-sens que de parler de collection, je devrais plutôt évoquer la poursuite d'une oeuvre. Il jette à notre regard des pièces déconcertantes de simplicité mais que l'on imagine difficile à réaliser, puissemment élégante et riche de textures. On voudrait les entasser sur une table de salon, comme de vieilles malles monogrammées, ou les disposer dans une armoire vitrée comme on le ferait de livres précieux.

Beaucoup pour très peu

Ça me fait toujours sourire d'essayer ces établissements plein de promesses, pseudo-conceptuels, au design tendance, à la communication rodée, avec articles de presse à foison et clientèle wannabe, bref ce genre de restaurants ou de bar où il fait bon d'être vu, et d'aller même si on vous massacre le palais, ou on vous retire toute fierté.

Hôtel Costes, au service de la médiocrité

Des 5 étoiles de l'Hôtel Costes, il n'y a certainement que l'écriteau de la devanture. L'établissement se gargarise des quelques stars en mal de clinquant qui viennent y faire un bien mauvais investissement. Et par clinquant je ne parle pas de la décoration du lieu qui retient après tout l'attention, je parle plutôt de l'atmosphère qui s'en dégage, une débauche d'arrivisme et de parisiannisme que je ne suis ni le premier ni le dernier à relever. L'hôtel Costes est passé maître dans l'art de l'approximation. Mais qu'attend-on réellement d'un 5 étoiles, là est certainement la question.