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Walter Van Beirendonck, l'avant-garde

Si le propre d'un avant-gardiste c'est la solitude face à la critique, force est de reconnaitre que ce show célèbre la communion des êtres et des genres.On y voit une véritable portée artistique et politique. Des finitions d'apparence peu abouties, des matériaux plastiques, des slogans, des tissus impriméz d'un autre âge, une allure de fripperie alternative. Mais, on ne s'empêche pas de voir du Picasso, du Don Quichotte, du Westwood, du Galliano, un oecumenisme artistique qui en définitive plait et que l'on pourrait porter, fier d'y voir une beauté moins évidente

Si tu n'en as pas...

Si tu n'as pas de Peekaboo, tu craqueras sur un modèle moins intemporel, plus clinquant mais qui a le merite d'attirer le regard. Giorgio Armani emprunte quelques codes de la bagagerie feminine et j'aime. 

On se laisse bercer par les reflets de la minaudière bleutée Viviane Westwood, qui n'a "presque" rien à envier à la petite malle Vuitton.

Ferragamo et Fendi à l'heure de l'écharpe

Si l'accessoire se fait rare à Londres, au profit de coupes plus audacieuses, Milan, plus conventionnelle, en offre un plus grand choix.

Massimiliano Giornetti chez Salvatore Ferragamo et Sylvia Fendi notamment; passent maitres dans l'art de l'écharpe. Ici, oversize, en fourrure, avec ou sans poches, en laine, en cachemire, en grosses mailles; avec ou sans franges. Une surenchère de volumes et de matières qui éclipse le vêtement; quoiqu'en définitive, l'accessoire a toujours suffit. 

 

La Mode, en noir

On ne veut finalement rien comme les autres, ou du moins on voudrait se démarquer tout en assumant sa personnalité. Entière, amoureux de matières, de structures, de volumes, d'audace. 

On peut autant aller chez Zara, s’enticher de tee-shirt basiques, qu'on ne mettra qu’une ou deux fois tout au plus, ou craquer sur des pièces trop connues, que l’on verra sur tous les férus de tendances, comme s’il eut s’agit d’une pièce H&M ou Celio. Il reste peut-être encore du commercial bien-à-porter, mais commun.

Les tendances font des clones, mais la mode.

Leçon de transparence par Hugo Matha

Voir et être vu, ne rien cacher, c’est toute l’ambigüité de la transparence. Oublier le contenant et se concentrer sur son contenu, en proposer une autre lecture et aller à l'essentiel. Nous serions tenté de dire finalement, dis moi ce que contient ton sac, et je te dirai qui tu es.

Qu’y a-t’il à y cacher ? Pas grand-chose, peut-être se débarrassera-t-on du superflu, et se souciera-t-on davantage des détails. Une boite à cigarettes, un mouchoir brodé, un stylo, un carnet...

J.W Anderson, Christopher Kane, Londres à l'heure de la mode masculine

Ah la rentrée, des défilés à ne plus savoir où regarder, un soleil plus généreux que le mois dernier, bref Paris revit et ce n'est pas pour me déplaire. C'est aussi l'occasion de faire notre rentrée mode et de décortiquer les défilés du mois de Juin.