Fairouz à l’heure du knafe

Mardi, Décembre 8, 2015 - 01:15

Il est toujours bon de remettre les compteurs à zéro et de s'assurer que les bonnes adresses en sont toujours. Je poursuis mon périple gourmand chez Fairouz, la table libanaise de mon enfance, un véritable témoin du melting pot de la culture antillaise. C'est ici que j'ai dégusté mes premiers kibbes, mon premier houmos, mais surtout l'adresse où se déguste encore aujourd'hui le meilleur knafé selon moi. Si la décoration n'a rien de pittoresque, une salle climatisée, habillée de pourpre et de quelques souvenirs d'une autre époque, la cuisine est d'une constance rare. Le kibbe a du croustillant à bonne épaisseur en extérieur et une viande parfaitement assaisonnée en farce, qui manque néanmoins d'un peu de moelleux. Les sambousseks au fromage n'ont eux non plus rien à envier. Autres classiques parfaitement réussis : le kafta d'agneau parfumé au persil et au bon goût de grillé, le houmos à l'onctuosité entêtante et une salade fatouche, pas à la carte, fraîche et craquante. Mais ce que j'attendais et que j'attend toujours avec impatience, c'est le knafé, sans aucun doute le meilleur qui m'ait été donné de déguster. Il y a certainement autant de recettes de knafe que de libanais, mais pour l'essentiel, il s'agit d'un gâteau de semoule fine avec ou sans fromage akkaoui, cousin de la mozzarella, saupoudré de chapelure et arrosé d'un sirop parfumé à la fleur d'oranger. L'entremet dont je vous parle, sans akkaoui, est crémeux, léger mais ferme, recouvert de chapelure fine et dorée et lové dans ce fameux sirop. Je pourrais vous en parler pendant des heures mais croyez moi, il faut le goûter pour le croire. 

 

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